20/02/2020

Jérémy Ferreira : la roue électrique pour fauteuil a changé ma vie !

Souriant et plein de vie, Jérémy Ferreira est IMC. Il se déplace en fauteuil depuis son plus jeune âge. Etudiant à la Fonderie, il nous raconte son quotidien, et comment son nouvel équipement, la roue motorisée, lui apporte plus d’autonomie.

Comment vivez-vous votre handicap au quotidien ?

Je vais avoir 26 ans et je suis en 3ème année de licence AES. Les études sont importantes pour moi, d’une part parce que je ne souhaite pas vivre uniquement sur une allocation, et d’autre part, j’aimerais trouver un métier dans lequel je pourrais être au contact des gens, les ressources humaines par exemple. Depuis tout petit, je suis un peu le psy de tout le monde, mes amis, ma famille…même si je parle beaucoup, il faut croire que je sais écouter aussi :-). Je sors, je m’intéresse à plein de choses, je fais du piano et du basket (un peu moins en ce moment, à cause des cours),  et j’essaie de vivre l’instant présent à fond. Il y a une phrase que j’aime beaucoup qui dit à peu près ceci : « il ne faut pas chercher à éviter l’orage, mais apprendre à danser sous la pluie ». Je trouve que cela me correspond bien.

J’ai essayé de transmettre tout cela lorsque je suis intervenu à l’IME des Acacias auprès des jeunes. Je l’ai fait une fois pour parler du sujet de la vie amoureuse et en couple lorsqu’on est handicapé, et une autre fois sur le thème de l’autonomie. Bien sûr, j’ai conscience que mon handicap est léger par rapport à d’autres, je suis en fauteuil mais je n’ai pas besoin d’assistance, ou très peu. Ce que je leurs dis, c’est de ne pas rester en vase clos, de sortir, de se faire des amis, valides ou non peu importe. Et je leur explique aussi comment distinguer un sourire de compassion d’un sourire de drague par exemple :-).

En quoi A.C.M.T.O. vous a aidé à gagner en autonomie ?

Je connais Nadine depuis tout petit, et c’est déjà chez A.C.M.T.O. qu’étaient faites mes coques d’assise et de verticalisation. J’ai même fait mon stage de troisième dans l’entreprise, et j’ai pu voir justement comment sont faites ces coquilles, c’était super intéressant ! J’ai eu presque tous mes fauteuils chez eux, et quand on a commencé à parler de la roue, Nadine m’a tout expliqué pour les papiers et on a déposé un dossier de financement au CICAT (Centre D’information Et De Conseil En Aides Techniques) via la MDPH.

Jérémy au "volant" de sa freewheel

Et puis j’ai eu ma roue et elle a changé ma vie !
Avant, je me propulsais à la force de mes bras, mais comme un seul fonctionne, je compensais beaucoup avec l’autre et je commençais à avoir des problèmes aux épaules. Et comme j’aime être autonome, je rejoignais mes amis sans demander d’aide ni rien, et faire rouler son fauteuil, ça fatigue aussi ! La roue est électrique : déjà cela demande moins d’efforts. Et puis, les trottoirs ne sont plus des obstacles. Elle s’enlève et se remet facilement donc quand je suis dans un magasin je la range de côté pour pouvoir m’approcher des rayons. Bref c’est génial ! De plus, ça créée des liens : les gens n’ont pas l’habitude de voir ça, alors ils s’arrêtent, posent des questions…Et puis côté amoureux, c’est quand même plus sympa de ne pas avoir à demander à sa copine de vous pousser, et ça rassure sur mon degré d’autonomie. Cette roue, mine de rien, m’offre plus de liberté et a développé ma confiance en moi !

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